9 NOVEMBRE, OÙ EN EST-ON DANS L'ÉGALITÉ SALARIALE ?

Publié le 04/11/2022

Ce 9 Novembre, à partir de 9h10, les femmes travaillent gratuitement. 

Gratuitement ? Comment ça ? On vous explique ! 


Cette date et cette heure symboliques ont été calculées à partir des données Eurostat, elles marquent une nouvelle fois les inégalités de salaires liées au genre. En moyenne, une femme gagne 15,8 % de moins qu'un homme en France. Et d'après le Forum Économique Mondial, il faudrait attendre 132 ans pour atteindre la parité totale dans le monde !

Un hashtag #4Novembre9h10 et une pétition ont été crées par Les Glorieuses afin de bouleverser ce phénomène. 

Les revendications sont notamment les suivantes : 

1. Appliquer le principe d’éga-conditionnalité
Ce premier principe permet de conditionner l’accès aux marchés publics, l’obtention des subventions publiques et celui des prêts garantis par l’Etat au respect de l’égalité salariale au sein de sa structure. Pour y être éligibles, les entreprises doivent prouver qu’elles respectent l’égalité de rémunération entre les sexes dans leurs organisations. Cette première mesure, qui ne coûte rien de plus à l’Etat, permet de s’assurer que le budget alloué par les fonds publics n’accentue pas les inégalités.

2. Revaloriser les salaires des emplois où les femmes sont les plus nombreuses

Une réévaluation économique de toutes les professions à prédominance féminine est indispensable afin que les femmes soient rémunérées autant que les hommes. À titre d’exemple parmi tant d’autres, les femmes représentent en France 90,4% des infirmières, 87,7% des sage-femmes et 65,7% du corps enseignant. Ces emplois de soin et d’éducation, très féminisés, ont été cruciaux ces deux dernières années pour la France. Une réévaluation économique de toutes les professions à prédominance féminine est indispensable, et ce, sans plus attendre. 

3. Soutenir un congé parental équivalent pour les deux parents

Ce congé, à l’image de celui mis en place en Suède, permettrait aux hommes et aux femmes de jouir d’un congé maternité (post naissance) et d’un congé paternité de même durée. Ainsi, le temps imparti peut être partagé équitablement entre les deux parents. Il est essentiel de permettre aux couples de vivre leur parentalité de façon égale dès aujourd’hui.